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Le fond perdu porte très bien son nom : c’est généralement l’image ou la couleur de fond de l’imprimé et il est destiné à être perdu. Il est lié à une contrainte technique de l’industrie graphique : aucune imprimante n’est capable d’imprimer « à bords perdus », comprenez par là qu’elle n’est jamais capable d’imprimer jusqu’au bord de la feuille.

 

La première contrainte est technique : il est impossible pour l’imprimante de faire avancer la feuille sans la tenir/pincer/presser, et, elle ne peut pincer/tirer le papier à l’endroit où l’encre encore humide vient d’être déposée sans faire de pâtés. Pour obtenir un document à bords perdus, je devrai toujours l’imprimer sur une feuille plus grande pour ensuite la découper. Observez attentivement les documents qui sortent de votre imprimante : quoi qu’il arrive, elle conserve une marge de « sécurité » d’un demi centimètre tout autour du document.

La seconde contrainte est pratique : la découpe. Je ne vais pas découper feuille par feuille tous les exemplaires imprimés de mon document, cela prendrait trop de temps. C’est une machine qui va rogner les imprimés par paquets entiers. Or, d’une feuille à l’autre, il y aura toujours un léger décalage. Le risque est d’avoir un liseré blanc irrégulier autour de mon document, ce qui serait, avouons-le, assez moche. Et c’est là qu’entre en jeu le fond perdu !

Pour éviter d’avoir ce liseré inesthétique, je vais faire dépasser de quelques millimètres l’image de fond de mon document et/ou les blocs qui sont censés être imprimés jusqu’aux bords. De cette manière, s’il y a un ou deux milimètres de décalage d’une feuille à l’autre, la lame coupera dans… la continuation de mon contenu et je n’aurai pas ce bord blanc !

En images :

Voici mon espace de travail : la ligne noire (2) symbolise le bord de mon document. La ligne rose (1), symbolise la marge intérieure. La ligne rouge (3) me montre la limite du fond perdu.

Je rajoute maintenant du contenu à mon document : une photo en fond qui s’étend jusqu’au bord rouge (3), 3mm seront perdus à la découpe. On voit aussi que j’évite de placer du texte au-delà de la marge intérieure, pour des raisons esthétiques et pour éviter que cela puisse être coupé en cas de trop gros décalage.

Lorsque je crée mon PDF, vous voyez que des traits se sont rajoutés dans les coins. Cela s’appelle des traits de coupe, il vont permettre à l’imprimeur de savoir où couper pour obtenir le document fini au bon format. Ces traits sont placés dans la continuité de la ligne noire (2) qui symbolise le bord du document.

Voici à quoi ressemblera mon document imprimé.

 

Qu’est-ce qui se serait passé si j’avais fourni cette dernière image à mon imprimeur ? Il aurait du étirer l’image sur un document plus grand de 3mm de chaque côté, zone qui serait, au final découpée.
L’image serait donc étirée et ensuite rognée.

J’obtiendrais donc le résultat 2 au lieu du 1 espéré. Dans ce cas-ci pas de trop gros problème, mais l’image finale ne correspond pas à ce que j’avais prévu.
Pour peu que vous ayez mis du texte ou des logos trop près du bord, cela deviendrait inesthétique ou risquerait même d’être tronqué.

Que faire alors ?
Toujours prévoir un fond perdu pour un document destiné à être imprimé en ajoutant 3mm à chaque bord. Dans le pire des cas il n’est pas utilisé par l’imprimeur.

 

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